Actus

Date : 19/04/2018

Les lieux de musiques actuelles gérés par un Etablissement Public Local

Une étude réalisée en collaboration avec le cabinet Baron, Aidenbaum & Associés

La FEDELIMA a le plaisir de vous annoncer la publication de son étude sur « Les lieux de musiques actuelles gérés par un Établissement Public Local », réalisée en collaboration avec le cabinet Baron, Aidenbaum & Associés.

Les établissements public locaux (EPL) sont confrontés à l’absence de références et d’expériences communes dans la gestion de lieux de musiques actuelles et de textes réglementaires suffisamment clairs encadrant ces modes de gestion.

Les zones de flou et les non-dits du Code général des collectivités territoriales (CGCT) laissent le champ libre aux interprétations arbitraires des collectivités de tutelle et des agents comptables publics. Face à ces constats, un groupe de travail s’est constitué au sein de la FEDELIMA et a souhaité mettre en œuvre une étude approfondie d’ordre juridique et de gestion, l’objectif étant de pouvoir formaliser un cadre des usages communs aux EPL.

En avril 2016 que la FEDELIMA s’est donc associée au Cabinet Baron, Aidenbaum & Associés pour mener cette étude et apporter des éléments d’analyse et de réponse qui vous sont restitués dans ce document.


Date : 17/04/2018

Les lieux de musiques actuelles : Opale publie une fiche-repère !

Les fiches-repères d’Opale/CRDLA Culture sont réalisées en partenariat avec les réseaux et fédérations des arts et de la culture ainsi qu’avec des spécialistes des questions abordées. Elles ont pour objectif de donner des clés de compréhension sur un thème, une problématique ou un domaine culturel précis.

Ce guide réalisé en partenariat avec la FEDELIMA s’intéresse aux lieux de musiques actuelles et se destine aux porteurs de projet, chargés de mission DLA, réseaux et autres accompagnateurs.

Au sommaire de cette fiche-repère :

  • Contexte, historique et définitions
  • Lieux, activités, publics, fréquentation
  • Modèles économiques, statuts et modes de gestion
  • Moyens matériels, locaux
  • Ressources humaines
  • Cadre législatif, réglementaire et fiscal
  • Besoins d’accompagnements
  • Organisation et organismes ressources
  • Bibliographie


Date : 05/04/2018

Communiqué des réseaux de lieux intermédiaires et indépendants

Dans la continuité du travail réalisé depuis quatre ans (forums nationaux, charte de la coordination nationale des lieux intermédiaires et indépendants), nos différentes organisations, réseaux et syndicats du spectacle vivant et des arts plastiques, réunissant des centaines de lieux qui mêlent les arts plastiques, les arts de la rue, le théâtre, la marionnette, la musique, le cirque..., relancent leur mobilisation pour que les politiques publiques de la culture fassent toute leur place à la multitude des lieux intermédiaires et indépendants.

Nous nous félicitons de la volonté de Françoise NYSSEN, ministre de la Culture, de mettre en avant la diversité culturelle, une meilleure équité sociale et territoriale, un partage des expériences artistiques et culturelles à travers des démarches hors-cadre, pour favoriser les droits culturels. Les lieux intermédiaires et indépendants y contribuent et doivent pouvoir être pleinement pris en compte pour renouveler les politiques publiques en direction de l’ensemble des territoires.

Inquiétés par le risque de remise en cause du dispositif de soutien aux « Ateliers de Fabrication Artistique » (mis en place en 2016, reconduit en 2017 puis transféré en 2018 dans le programme démocratisation), nous avons entrepris un dialogue avec le ministère. Nous nous engageons à poursuivre cette relation avec le ministère de la culture et, plus largement avec les collectivités publiques, afin de favoriser des politiques plus adaptées aux projets et réalités des lieux.

Déterminés à faire valoir les dynamiques portées par la diversité des lieux intermédiaires et indépendants, nous appelons les acteurs et les lieux à continuer à prendre toute initiative locale et régionale visant à poursuivre le repérage de l’existant, à se coordonner et à interpeller les responsables des politiques publiques au niveau de l’Etat et des collectivités territoriales.

Les organisations signataires (membres fondateurs de la Coordination Nationale des Lieux Intermédiaires et Indépendants) : Actes If, FAMDT, FEDELIMA, Fédération nationale des arts de la rue, FRAAP, SYNAVI, THEMAA, RIF, SMA, UFISC.

Télécharger le communiqué


Date : 27/03/2018

Du respect de la liberté d’expression artistique et de programmation

Communiqué de la FEDELIMA et du SMA

Nantes, le 27 mars 2018

Il est important aujourd’hui de réagir à la polémique qui juge « honteux » et « indécent » le retour de Bertrand Cantat sur scène. Cette polémique montre une fois encore que l’expression artistique provoque des réactions passionnées.

À ce titre, la FEDELIMA et le SMA tiennent à affirmer leur attachement au respect des droits humains fondamentaux, dont font partie la liberté d’expression artistique autant que le respect de la dignité des personnes. Les droits humains fondamentaux sont le socle des droits culturels des personnes. C’est en référence à ces valeurs communes de notre république que les questions posées par la présence de cet artiste sur scène doivent être abordées et discutées.

Les droits culturels nous encouragent à rechercher ce qui fait dialogue entre les personnes. Ils nous conduisent à exiger que, dans cette affaire comme dans bien d’autres, les arguments raisonnés prennent la place des passions. Entre le respect impératif de la dignité de chacun et celui tout aussi impératif de la liberté d’expression, comment trouver le bon équilibre, la bonne conciliation ?

Nous demandons, puisque la tournée de cet artiste se poursuit notamment dans des lieux adhérant à la FEDELIMA et au SMA, que les conditions d’un dialogue raisonné soient acceptées par toutes les parties. Nous invitons chacun à ce titre, à se référer particulièrement au rapport de Madame Shaheed sur « la liberté d’expression artistique et de création », ainsi qu’au communiqué de l’Observatoire de la liberté de création.

Cet effort de raison est d’autant plus important à mettre en place que certains élus ont, sans dialogue argumenté, exercé une forte pression sur les lieux et les festivals ayant pris la décision de programmer le spectacle dont il est question. De telles positions, prises unilatéralement, sont par principe inacceptables au regard des droits culturels mais aussi de l’article 2 de la loi Liberté de Création, Architecture et Patrimoine selon laquelle « la diffusion de la création artistique est libre ». Elles constituent une atteinte manifeste à la liberté de création et de diffusion.

Plutôt que de craindre la polémique, les élus de la République devraient rechercher les meilleures conditions du vouloir vivre ensemble. Leur responsabilité est d’appeler les parties à exprimer leurs arguments dans des débats publics sereins et apaisés.

La raison doit nous guider dans notre liberté de faire des choix, même si d’autres ne sont pas d’accord. Alors, débattons, confrontons nos points de vue, et laissons à chacun la liberté d’aller ou non voir un spectacle, à chaque artiste la liberté de créer, à chaque acteur la liberté de programmer !

La FEDELIMA et le SMA


Date : 01/02/2018

Live DMA publie un rapport sur la situation des salles de concert en Europe

Depuis 2012, Live DMA structure à l’échelle européenne le travail de collecte de données mené au sein des lieux de musiques actuelles. Dans le cadre d’une enquête annuelle, les réseaux et fédérations nationales membres du Live DMA collectent les données de leurs adhérents : activités, diffusion, fréquentation, emploi, recettes, charges...

Combien d’artistes se produisent sur scène ? Combien de bénévoles participent à l’activité des salles ? La vente des billets est-elle suffisante pour couvrir les coûts artistiques ? Quelle est la jaune moyenne des salles en Europe ? Quel est le taux moyen de financements publics selon les pays ? Ces questions, et bien d’autres, sont abordées dans cette enquête qui souligne le nombre important d’activités proposées par les salles de concert du réseau, la pluralité de leurs modèles économiques ainsi que la diversité des personnes qui y sont impliquées.

En 2017, Live DMA représente 2109 salles de concert européennes, actives dans 13 pays différents. Les membres de Live DMA ont envoyé les mêmes 23 questions à 1100 salles au sein de 10 réseaux différents, dans 8 pays : Belgique, Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Suisse et Espagne. Au final, les données de 452 salles ont été recueillies (taux réponse de 41 %).