Ressources

Le Live DMA

Créé en septembre 2008, le Live DMA est un réseau toujours en construction issu de la volonté d’acteurs du secteur des musiques actuelles de différents pays européens.

Historique - Live DMA

En septembre 2008, le réseau espagnol de salles de musiques actuelles ACCES signe avec la Fédurok, fédération de lieux de musiques amplifiées/actuelles, un protocole de partenariat , à l’occasion de son troisième Congrès annuel se tenant pendant le « Marché de la Musique Vivante (Mercat de la Musica Viva) ». ACCES permet ainsi l’aboutissement d’une démarche dont les prémices européennes se sont cristallisées en France, avec La Fédurok. La signature s’est déroulée très officiellement en la présence de Marta Cureses de la Vega (vice-directeur général de l’INAEM ) et d’André Cayot (inspecteur en charge des musiques actuelles à la DMDTS ), représentants des ministères de la Culture des deux pays ; ainsi que de Marie-Thérèse François-Poncet (présidente d’honneur de la FNCC ), de Jean-Luc Blouet (attaché culturel de l’Ambassade de France en Espagne) et de Frédéric Vilcocq (vice-président du CSMA pour l’ARF ).

La signature de ce protocole intervient après une période d’échanges entre les deux organisations, à l’initiative d’ACCES qui a invité la Fédurok sur son congrès en 2007. Les deux structures, s’étant reconnues sur un certain nombre de valeurs, ont décidé d’enrichir leurs compétences et leurs connaissances en étudiant leurs spécificités respectives. C’est ainsi que les conditions d’une coopération durable se sont mises en place.

De son côté, ACCES entretient des relations étroites avec le réseau d’Orfeu au Portugal, notamment sur un dispositif de circulation d’artistes entre l’Espagne et le Portugal, mis en place par d’Orfeu, nommé le circuit « Outonalidades ». C’est de façon naturelle que s’établissent peu à peu entre les 3 réseaux une connexion et des projets conjoints.

La Fédurok quant à elle entretient, via ses adhérents du Nord et le réseau régional Nord Pas-de-Calais RAOUL , une relation avec plusieurs structures belges, dont les réseaux Club Plasma & Club Circuit travaillent sur des problématiques qui rejoignent celles de ACCES, D’Orfeu et de la Fédurok, sur des entrées telles que la structuration professionnelle des musiques actuelles, la promotion des lieux de pratiques et leurs enjeux.

C’est en novembre 2009, lors des TERMM organisés en partenariat par le Réseau Raoul, Club Circuit et Club Plasma que la Fédurok et Acces rencontre Spillesteder, réseau Danois. Un mois plus tard, le Spillesteder (aujourd’hui Dansk Live) répondra présent à l’invitation de la Fédurok pour participer aux tables rondes des Rencontres des Trans Musicales et ainsi faire partie du projet de coopération européenne.

L’élargissement du réseau va se poursuivre en février 2011, avec l’intégration de VNPF, l’organisation néerlandaise des salles de concert et festival, lors du festival Boutique Rock à Bruxelles. L’année 2011 est d’autant plus importante dans l’histoire de Live DMA, qu’elle se dote d’une coordination salariée, rendue possible grâce au support du Ministère de la Culture français, ce qui permet au réseau de se structurer, de mettre en place des projets communs et de se professionnaliser. Le Live DMA officialise alors son existence en mai 2012 sous la forme d’association de loi 1901 durant le SPOT Festival à Aarhus (Danemark). De nouveaux partenaires intègrent l’association, les Allemands de LiveKomm. Cette même année le réseau perd le partenaire portugais d’Orfeu qui ne se retrouve pas dans les travaux menés par le réseau et sa structuration ne correspond pas en définitive au modèle des autres membres du réseau.

En 2013, le Live DMA a été sélectionné en tant qu’expert par la Commission européenne pour se joindre au groupe de travail ESCO (European Skills/Competences, qualifications and Occupation) qui est un système de classification de compétences et métiers multilingue coordonné par la Commission européenne. Cette initiative fut d’ailleurs lancée dans le cadre de la stratégie Europe 2020 que nous mentionnions précédemment. Le travail à mener fut le suivant : opérer la révision de ces classifications déjà existantes dans le groupe de travail « Art, culture, divertissement et loisir ».

En 2014, Live DMA s’est à nouveau étendu avec l’intégration de Norske konsertarrangører le réseau norvégien basé à Oslo, de Petzi l’association suisse des clubs et festivals et d’ASACC l’association des salles de concert catalane. Enfin, le réseau basque Kultura Live s’est très fortement rapproché du Live DMA, qui organisait en mai dernier son assemblée générale en marge du congrès international des musiques actuelles à Barcelone. Aujourd’hui, Live DMA représente 10 réseaux nationaux et régionaux répartis sur 8 pays, soit environ 1 300 salles de concert et festivals à travers l’Europe.

Des valeurs communes

Ainsi, tous ces réseaux se sont réunis sous la même charte éthique pour s’assurer que, malgré les différences culturelles, tous portent les mêmes valeurs. Cette charte formalise ainsi la coopération entre les différents acteurs membres de Live DMA et pose des actions collectives en termes de connaissances sectorielles, les fondements d’une coopération autour d’une philosophie commune, et d’objectifs communs sur les champs politiques, artistiques et économiques. Cette charte établit ainsi le cadre formel des axes de travail que les membres se sont engagés à poursuivre.
Les réseaux se reconnaissent dans ce cadre commun respectant des critères sur les plans artistiques, culturels et sociaux, sur un plan économique et sur un plan politique. Ainsi, sur le plan artistique, culturel et social, les réseaux associés de Live DMA et leurs membres s’engagent à soutenir et participer activement à la découverte, l’émergence et l’innovation artistique, assumant par conséquent un rôle déterminant pour la mobilité des artistes. L’objectif est alors d’être acteur tant sur le plan local, que régional, national ou international, dans la dynamique de renouvellement artistique en adoptant une approche globale des pratiques artistiques et culturelles, tant amateurs que professionnelles.
De plus, les projets et activités auxquels les membres du Live DMA vont participer doivent contribuer à la diversité culturelle et s’inscrire dans l’esprit de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et de l’Agenda 21 de la Culture . Sur un plan cette fois politique, les mots d’ordre pour les membres du Live DMA sont l’inscription collective dans une logique de développement culturel d’intérêt général et l’attachement aux valeurs de l’économie sociale et solidaire. L’objectif à terme étant d’avoir une voix qui pèse au sein des instances juridiques et législatives concernant les musiques populaires à l’échelle européenne, mais aussi d’établir une dynamique de co-construction des politiques publiques avec les élus des pays représentés. Enfin, sur un plan économique, les acteurs du réseau Live DMA défendent le caractère non lucratif de leur activité et surtout la pluralité des modèles économiques qui se situent au sein d’un espace alternatif au privé lucratif et au public administré.

La carte du Live DMA

Le « survey » - une enquête à l’échelle européenne

Un des principaux enjeux actuels de Live DMA est de pérenniser l’enquête qu’elle organise chaque année depuis 2011, qui consiste à collecter les données des salles de concert que le réseau représente. Cette collecte reprend en quelque sorte le principe de l’Observation Participative Partagée (OPP) mise en place par la FEDELIMA à la fin des années 1990 qui consistait à récolter des informations concernant les salles membres de la fédération. Ce dispositif faisait alors en sorte que l’« enquêté », qui dans le cadre d’une observation traditionnelle serait passif, soit cette fois placé par dans une situation de « contributeurs-participants » puisqu’il contribue à l’élaboration via un principe d’« aller-retour ». Ce principe a été transposé à l’échelle européenne avec la mise en place de coordinateurs (« survey coordinators ») au sein de chaque réseau participant qui collecte des données nationales. Bien que chaque réseau utilise une méthode de collecte différente, une matrice commune à l’échelle européenne a été créée par le « survey committee » pour que toutes les informations puissent être centralisées et comparées , traitées pour finalement être mises en forme. Pour la première fois, ces informations ont été diffusées à une large audience en septembre 2015. On y trouve alors des informations comparables à l’échelle européenne comme la jauge moyenne des salles, le nombre moyen de spectateurs par salle, le nombre de concerts organisés par an, les données concernant l’emploi dans les salles, les types de revenus, le taux de subvention moyen selon les pays, etc.


Documents à télécharger

PDF - 3.1 Mo (PDF – 3.1 Mo)

Depuis 2011, Live DMA recueille des données issues des salles de concert que le réseau représente aux quatres coins de l’Europe. Le "survey" 2015 mesure l’activité, la fréquentation, les budgets et l’emploi au sein de plus de 600 salles ayant participé à l’enquête, et ce dans 6 pays différents. Chaque année le réseau européen réactualise ses données et étend la participation à cette étude étude à d’autres pays participants.

PDF - 3.3 Mo (PDF – 3.3 Mo)

Depuis 2011, Live DMA recueille des données issues des salles de concert que le réseau représente aux quatres coins de l’Europe. Le "survey" 2015 mesure l’activité, la fréquentation, les budgets et l’emploi au sein de plus de 600 salles ayant participé à l’enquête, et ce dans 6 pays différents. Chaque année le réseau européen réactualise ses données et étend la participation à cette étude étude à d’autres pays participants.