Actus

Date : 24/03/2016

Retour sur les journées de Mâcon

Marqués par un Comité d’Orientation, un Bureau Exécutif, une Assemblée Générale et une Journée Professionnelle ouverte à d’autres acteurs culturels, ces quatre différents temps mâconnais ont largement témoigné de la vitalité démocratique de la FEDELIMA comme des questionnements sociétaux, politiques, sectoriels (…) auxquels les adhérents et plus largement les personnes présentes (plus de 110 !) sont confrontées au quotidien.

A partir de notre projet fédéral et après 3 années de confrontation aux réalités contextuelles, le Comité d’Orientation a réfléchi et travaillé sur les enjeux, les valeurs, les missions et leurs mises en œuvre. Les axes qui en sont ressortis devraient contribuer à rendre plus lisibles la méthode et les objectifs de la fédération et permettre de mieux accompagner les adhérents, les équipes, la co-construction du secteur et la structuration européenne. Ce Comité d’Orientation a également permis de repositionner le rôle de la fédération comme espace de politique et d’alternative et d’y réactiver la dynamique collective.

L’Assemblée Générale s’est tenue dans une dynamique d’échanges et de débats participatifs et respectueux des prises de parole. Ce temps a affirmé le besoin d’un éclairage juridique quant à l’articulation entre la Loi, les décrets et les arrêtés (Loi CAP, labels d’État, cahiers des charges) et la nécessité d’un positionnement fédéral qui se traduit par la mise en place d’une session de travail entre adhérents intéressés, le 16 mars à Paris. Enfin, elle a pointé le besoin de positionner un temps spécifiquement fédéral lors de tous prochains rendez-vous telles les journées professionnelles de Pau organisées les 4, 5 et 6 juillet par l’Ampli, les ACP et la FEDELIMA.
> Le rapport moral 2015 voté par 59 voix et 5 abstentions.
> Les comptes 2015 ont été votés à l’unanimité.
> Le bilan d’activités 2015 et les perspectives 2016 indiquées dans le diaporama présenté.
> Le budget prévisionnel 2016 a été voté par 60 voix et 4 abstentions..
> La modification de la méthode de calcul des cotisations des adhérents voté par 58 voix et 1 vote contre.

Quant à la Journée Professionnelle, après un état des lieux de la montée des extrêmes droites à l’échelle européenne, elle a interrogé nos capacités critiques comme nos responsabilités éducatives d’agir pour l’intérêt général. Ce débat a fait émerger la nécessité de travailler sur des espaces de résistance et d’alternative à développer. L’après-midi, en tenant compte des questions d’actualité soulevées la veille par les adhérents, les différents témoignages et échanges avec la salle ont permis de balayer et décloisonner les questionnements sur les enjeux des droits culturels, de l’utilité sociale, des nouvelles territorialités en cours et globalement des responsabilités de tout acteur et citoyen.

Enfin, un grand merci aux équipes de la Cave à Musique et du Crescent pour leur accueil conjoint, professionnel, chaleureux et bourguignon !


Date : 01/03/2016

POP MIND 2015 : les actes !

POP MIND, édition n° 2, s’est tenu à Nancy en septembre 2015. Résultat de la coopération entre une trentaine d’organisations culturelles, cette édition fut également marquée par une forte présence européenne, matérialisée par un endroit de partage et de rencontre entre acteurs, la « European Box ».

POP MIND est un événement à part, et novateur en bien des points. Il pose les bases d’une réelle coopération entre différentes structures et organisations autour d’un thème central, qui est celui de l’intérêt général, du bien commun. À travers la question des droits culturels, de la résistance et à travers une analyse de la société actuelle, POP MIND place les acteurs culturels dans une dynamique de responsabilité partagée, face aux grandes questions du moment. C’est un temps essentiel d’échange, de décloisonnement, de mise en question de nos projets au regard de ceux des autres, de l’autre, mais également de recherche et de prospective, tourné vers un objectif ultime : faire humanité ensemble.

L’ensemble des organisations ayant participé à la création de ce POP MIND 2015 est heureuse de vous proposer la lecture de ces actes. Nous espérons qu’ils traduisent correctement vos échanges, et qu’ils marqueront la nécessite de continuer à avoir, en France et sur le territoire européen, ce type d’espace unique pour continuer à avancer, ensemble.

Vous pouvez télécharger ou lire les actes en cliquant sur ce lien !

Bonne lecture à toutes et tous !


Date : 25/01/2016

ACTUALITE SECTORIELLE

Manifeste pour des politiques ambitieuses et audacieuses en faveur de la diversité musicale

Plus de 25 organisations du secteur des musiques actuelles, nationales ou territoriales dont la FEDELIMA ont organisé le 21 janvier à 11h30 aux BIS à Nantes, une conférence de presse pour le lancement du manifeste "Pour des politiques ambitieuses et audacieuses en faveur de la diversité musicale".

Ce texte est le fruit d’une démarche collective entre réseaux, fédérations et syndicat des musiques actuelles. Il fait état des enjeux qu’il nous semble indispensable et urgent de partager plus largement avec les acteurs, les élus et relais des territoires, l’État et la société civile, pour que la part culturelle et artistique de notre société ne soit pas davantage mise à mal, que la diversité des initiatives et des pratiques soit reconnue, respectée et soutenue. Et que nous puissions contribuer collectivement à une société où les droits culturels soient un des fondamentaux de notre action quotidienne.

Car en effet, les musiques actuelles font face à de nouveaux enjeux culturels, économiques et sociétaux. Constructives, de nombreuses initiatives locales, organisations territoriales et nationales sont en première ligne sur les questions de coopération, de développement des territoires, de responsabilité sociale, d’environnement, de santé… Elles créent des passerelles et expérimentent sur tous les fronts. Construire les complémentarités et les articulations nécessaires, entre projets, entre organisations, entre politiques publiques, soutenir les maillons les plus fragiles, poursuivre les expérimentations et les généraliser, nécessitent de l’ingénierie, du temps et de la confiance. C’est ce que revendique collectivement à travers ce manifeste l’écosystème musical, en souhaitant malgré un contexte difficile, la mise en œuvre de politiques ambitieuses et audacieuses en faveur de la diversité musicale.

Pour lire le manifeste : www.diversite-musicale.org
Télécharger le manifeste


Date : 25/01/2016

ACTUALITE SECTORIELLE

"L’appel de Nantes" par les associations et réseaux du spectacle vivant

À l’initiative de Fabien Jannelle, 20 associations professionnelles du spectacle vivant se sont retrouvées le 18 septembre 2015, pour porter publiquement une parole commune à l’occasion des BIS Nantes 2016.

Elles se mirent au travail afin d’élaborer un texte marquant leur volonté de travailler ensemble. Pour la première fois, des associations représentant des disciplines, des esthétiques, des situations institutionnelles différentes affirment que cette diversité sera leur richesse et leur force.
Elles ouvrent un vaste chantier qui contribuera à « remettre la question de l’humanité et du sensible au cœur du débat politique afin que la culture devienne un des enjeux majeurs et vitaux de la citoyenneté à venir. »

L’APPEL DE NANTES

Pour la première fois, 20 associations et réseaux du spectacle vivant se rassemblent pour porter une parole commune.

Nous représentons le cirque, la musique classique, le théâtre, la danse, la musique baroque et ancienne, les musiques contemporaines, les arts de la marionnette et les formes animées, les musiques traditionnelles, le jazz, l’opéra, les arts de la rue, les musiques actuelles, les spectacles pour l’enfance et la jeunesse, ces arts vivants qui s’adressent à tous les publics.

Nous fédérons 2226 compagnies, ensembles, artistes, écoles et lieux : scènes conventionnées, scènes nationales, centres dramatiques nationaux, pôles nationaux des arts du cirque, lieux intermédiaires et indépendants, centres nationaux des arts de la rue, festivals, établissements d’enseignement supérieur, lieux de musiques actuelles, orchestres, scènes lyriques, ensembles musicaux, centres chorégraphiques nationaux, centres de développement chorégraphique…

Nous revendiquons nos différences et nos complémentarités. Cette diversité fait notre richesse et notre force.

Nous partageons la même conviction : l’art, la culture et l’éducation contribuent à faire de chaque citoyen une personne libre dans une société démocratique, au sein d’une république ouverte qu’il nous appartient sans cesse de réinventer et d’incarner. Comme tout acteur de la société civile, nous avons une responsabilité : porter les valeurs essentielles du « vivre ensemble ».

Sans la transmission des savoirs et de la connaissance, sans la confrontation avec les œuvres de l’esprit, sans la mise en perspective des différentes identités culturelles, sans la possibilité pour chacun d’exercer une pratique artistique et d’avoir la vie culturelle de son choix, la démocratie s’expose aux dangers des forces régressives, qu’elles soient politiques, économiques, intellectuelles ou religieuses. Nous ne voulons pas laisser les marchands s’emparer du champ artistique à des fins spéculatives et idéologiques.

La société française fait face à de graves difficultés : accrois- sement des inégalités économiques et sociales, phénomènes massifs d’exclusion et de relégation sociale, intégrismes religieux, replis identitaires, remise en cause des principes de la laïcité. Les événements tragiques de ces derniers mois et la montée des extrêmes en sont les sinistres révélateurs.

Dans le même temps, les mutations technologiques et culturelles bouleversent notre quotidien. Le temps s’accélère, notre espace s’élargit. Nos mobilités, nos rapports à l’information, nos relations à l’autre, nos formes de produc- tion, nos systèmes d’échange, bouleversent les rapports humains, les droits et les usages.

Les professionnels, les artistes que l’ensemble de nos organisations fédèrent aujourd’hui ont toujours su accompagner et enrichir les politiques publiques locales nationales, européennes et internationales. Nous sommes fiers du travail accompli, et attachés à ce que nous-mêmes et nos pairs avons contribué à faire exister et à faire vivre. Nous sommes aussi conscients que nous devons réinterro- ger sans cesse le sens de nos missions et notre relation avec les acteurs de nos territoires, les populations et nos partenaires politiques. Notre société a plus que jamais besoin de sensibilité, de sens critique, d’émotion, et de partage.

Aujourd’hui, nous souhaitons prendre le temps de réfléchir sans corporatisme, sans posture, dans le sens de l’intérêt général. Nous souhaitons questionner collectivement nos pratiques, explorer de nouvelles voies, inventer des transversalités nouvelles.

C’est pourquoi, réunis ce jour à Nantes, nous prenons l’engagement d’ouvrir résolument ce chantier. Il est vaste et rempli d’incertitudes, c’est ce qui le rend passionnant et indispensable. Il nécessite la mise en place d’espaces de recherche, de réflexion et d’expérimentations ouverts à celles et ceux qui partagent avec nous cette responsabilité : chercheurs, intellectuels, artistes, décideurs politiques, responsables associatifs, syndicats, publics, amateurs, citoyens, etc.

Ensemble, nous proposons de travailler aux enjeux d’une politique culturelle novatrice, alliant nos compétences, nos responsabilités et nos devoirs. La mise en commun de nos expériences, sur tous nos territoires, peut être un formidable outil au service de la construction partagée de cette nouvelle politique.

Nous nous engageons à conduire ce travail dans un calen- drier de 18 mois, à compter de janvier 2016. Nous proposons de créer une assemblée plénière informelle réunissant acteurs culturels et artistiques, collectivités territoriales et État, pour ouvrir ensemble trois grands chantiers :

  1. projeter notre travail dans une perspective de société, étendue à l’Europe et au monde, car il est bien question aujourd’hui de construire ensemble une réponse à la crise morale, intellectuelle et politique à laquelle nous sommes confrontés ;
  2. faciliter et soutenir le partage et les coopérations en réfléchissant à la mise en œuvre de nouveaux modèles collaboratifs.
  3. repenser nos actions en prenant en compte les droits culturels ; ils sont inscrits dans la loi NOTRe, qui affirme notamment la responsabilité de l’État et des collectivités locales en matière culturelle, dans le respect de la dignité des personnes.

Notre parole commune témoigne du désir partagé de remettre la question de l’humanité et du sensible au cœur du débat politique afin que la culture devienne un des enjeux majeurs et vitaux de la citoyenneté à venir.

20 associations et réseaux du spectacle vivant

Nantes, le 21 janvier 2016,
aux Biennales Internationales du Spectacle

Ce texte sera précisé et enrichi dans les prochains mois, selon les préconisations des groupes thématiques à venir.

Les 20 associations et réseaux signataires du présent texte :

  • [Association des Centres chorégraphiques nationaux (ACCN)
  • Association des Centres dramatiques nationaux (ACDN)
  • Association des Centres de développement chorégraphique (A-CDC)
  • Association Jazzé Croisé (AJC)
  • Association française des orchestres (AFO)
  • Association nationale d’établissements d’enseignement supérieur de la création artistique arts de la scène (ANESCAS)
  • Association nationale des Scènes conventionnées (ANSC)
  • Association nationale des théâtres de marionnettes et des arts associés (THEMAA)/ Ufisc
  • Association des Scènes nationales (ASN)
  • Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles (FAMDT) / Ufisc
  • Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés (FEVIS)
  • Fédération des lieux de musiques actuelles (FEDELIMA) / Ufisc
  • Fédération nationale des arts de la rue / Ufisc
  • France Festivals, Fédération française des festivals de musique et du spectacle vivant
  • Futurs composés, réseau national de la création musicale
  • Grands Formats, fédération des grands ensembles de jazz et de musiques improvisées
  • Latitude Marionnette
  • Réunion des opéras de France (ROF)
  • Scènes d’enfance-Assitej France
  • Territoires de cirque

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Portfolio


Date : 14/01/2016

ACTUALITE FEDELIMA

Rendez-vous aux BIS 2016

Forums

Dans le cadre des BIS, les 20 et 21 janvier 2016 à la Cité des Congrès de Nantes, la FEDELIMA vous attend sur son stand et vous convie au débat qu’elle organise dans le cadre des Forums, le jeudi 21 janvier à 16h30 : « Culture et montée des extrêmes droites en Europe : comment organiser la résistance ? »

Les prédictions liées aux élections régionales en France n’étaient que le symptôme d’un phénomène extrêmement préoccupant qui sévit partout en Europe : la montée des extrêmes. Crise, discours populistes, peur, médias, primauté de l’économie sur le social, tout concourt à enfermer les personnes dans une pensée simpliste impliquant que "l’autre" est dangereux, et qu’il est le facteur principal des problèmes de la société. Un discours qui se traduit en programme politique, dans lequel la notion même de "culture" n’existe plus que dans une dimension révoltante, oubliant la vocation première de nos sociétés d’organiser le vivre ensemble, de faire humanité ensemble. Quels sont les responsabilités et les rôles des acteurs culturels dans cette montée des extrêmes ? Comment peuvent-ils aujourd’hui s’organiser, notamment dans ces territoires où les extrêmes se sont installés ? Ce forum a pour objet, au lendemain des élections régionales, de partager des expériences, de confronter les vécus, dans le but d’interroger nos façons de faire à la lumière des droits culturels des personnes et de créer une synergie des acteurs culturels pour résister au repli sur soi.

Forum organisé par la FEDELIMA, en partenariat avec l’UFISC, la FAMDT, Zone Franche, Raoul, Live DMA

Avec Guillaume Lechevin, président de la FEDELIMA et directeur du Jardin moderne à Rennes.
François Jolivet, administrateur FEDELIMA et directeur des 4 écluses à Dunkerque,
Armando Ruah, Réseau ACCES(Espagne) / Live DMA
Mickael Peressinito, coordinateur du Réseau Raoul Nord-Pas-de-Calais
Sébastien Cornu, président de l’UFISC
Boris Colin, directeur du Grand Mix à Tourcoing
Patricia Coler, déléguée générale de l’UFISC
Sylvain Girault, directeur du Nouveau Pavillon à Bouguenais

Modératrice : Stéphanie Thomas, FEDELIMA.

La FEDELIMA participe également le 20 janvier à 14h30, au temps fort coorganisé avec le SMA, le CNV et la DGCA « Scène de musiques actuelles : quels équilibres budgétaires pour les projets des lieux de petite et de moyenne jauges ? ».

La fédération est aussi signataire en tant que membre de l’Ufisc aux côtés de la FAMDT, et de 22 autres organisations du spectacle vivant en France de « l’Appel de Nantes ». Ce texte est fondateur d’une nouvelle démarche de co-construction dans le champ du spectacle vivant à vocation large. Il sera lu le jeudi 21 janvier à 9H30 sur la grande scène des BIS, avant l’intervention de la ministre de la Culture et de la Communication.

Par ailleurs, plus de 25 organisations du secteur des musiques actuelles, nationales ou territoriales dont la FEDELIMA, organisent le 21 janvier à 11h30, une conférence de presse suivie d’un apéro, pour le lancement du manifeste "Pour des politiques ambitieuses et audacieuses en faveur de la diversité musicale".