Actus

Date : 18/09/2020

Rendez-vous aux prochaines rencontres nationales autour des projets artistiques et culturels en milieu rural

Les 27 et 28 octobre prochains au Sonambule

Rendez-vous aux prochaines rencontres nationales consacrées aux projets artistiques et culturels en milieu rural, les 27 et 28 octobre prochains au Sonambule à Gignac !

Ces rencontres nationales s’inscrivent dans une dynamique initiée depuis une dizaine d’années par la FEDELIMA (Fédération des lieux de musiques actuelles) autour de la thématique « culture, proximité et ruralité ». En 2015, l’organisation de ces rencontres s’est ouverte aux adhérents de l’Ufisc (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles), de la FAMDT (Fédération des Acteurs et Actrices des musiques et danses traditionnelles), de Themaa (Association nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés), de la Fédération nationale des arts de la rue faisant ainsi écho aux synergies nécessaires à la vitalité culturelle des territoires ruraux.

Les précédentes éditions de ces rencontres ont été l’occasion d’explorer et de partager les spécificités des projets culturels en milieu rural, les nécessités et enjeux de la coopération sur les territoires ruraux mais aussi les contributions des acteurs culturels pour un dialogue renouvelé entre zones rurales et centres urbains…

Cette édition construite en partenariat avec la fédération Octopus (Fédération des musiques actuelles en Occitanie) et le Sonambule sera, entre autres, l’occasion d’évoquer les parcours de jeunes dans le secteur artistique et culturel en milieu rural, les problématiques liées à l’accompagnement de projets mixtes, les questions méthodologiques autour de la fabrique de projets de territoire, ainsi que les enjeux liés à la reprise des activités culturelles suite à la crise sanitaire que nous vivons.

Ces rencontres sont l’occasion de moments privilégiés d’échanges et de réflexions entre des acteurs culturels venus de toute la France (réseaux professionnels, chercheurs, élus, techniciens…) et une diversité d’acteurs locaux (associations culturelles, centres sociaux, collectifs, établissements scolaires...) qui animent des territoires à dominante rurale. Ce sont des rencontres pour partager et construire ensemble les projets culturels des territoires de demain !


Date : 15/07/2020

Rendez-vous aux rencontres fonction programmation de la FEDELIMA

Les 10/11 septembre 2020 à Roubaix

Pour une prescription discutée ?

Suite aux rencontres fonction programmation de 2019 à Laval, la FEDELIMA vous propose cette année un nouveau temps de réflexion centré sur le sens que nous donnons au travail de programmation. En effet, il est fréquent de décrire et de comparer différentes expériences menées par nos structures. Mais, il est plus rare d’élaborer un langage commun qui traduise la subtilité des choix, la complexité d’un travail, la déontologie qu’on s’applique à soi-même ou le projet sociétal auquel on se réfère. Pourtant, ces questions sont bien à l’œuvre et font partie de la responsabilité que nous exerçons chaque jour au nom de l’intérêt général.

Les difficultés que nous rencontrons depuis plusieurs mois ont enrayé nos fonctionnements, mis en crise notre écosystème, semé le doute et parfois la tristesse, mais ont aussi permis de nous mettre à distance de nos habitudes. Ce moment provoquera probablement des mutations dans beaucoup de domaines. Mais, de même que nous avons déjà modifié le partage du sensible à l’échelle nationale depuis une trentaine d’années, nous pouvons peut-être influencer ces évolutions si nous élaborons ensemble de nouvelles idées et de nouvelles stratégies.

Voilà pourquoi ces deux journées tentent une nouvelle approche en matière de format et seront jalonnées d’apports théoriques, d’ateliers de production et de synthèses collectives. Elles aborderont trois sujets centraux : l’esthétique de la pop avec Agnès Gayraud, la question de l’auditeur-spectateur avec Christian Ruby, les enjeux de la création avec Fabrice Raffin.

Le programme sera complété par une table ronde proposée en partenariat avec le festival Crossroads, Haute-Fidélité, le SMA et la FAMDT sur le thème de l’émergence dans l’écosystème au niveau régional.

Rendez-vous les 10/11 septembre à Roubaix pour ces rencontres organisées en partenariat avec le festival Crossroads, Haute-Fidélité, la Cave aux poètes et l’ARA !

Crossroads - Festival européen de découvertes musicales !

Les rencontres fonction programmation de la FEDELIMA s’associent à Crossroads : un festival professionnel et public à suivre exceptionnellement en ligne sur les réseaux sociaux du 8 au 11 septembre 2020 !

Au programme de ce temps fort de la rentrée dédié aux musiques actuelles : conférences, ateliers en visio et concerts en ligne de 28 artistes émergents de 7 régions françaises et de Belgique..

+ Découvrez la programmation artistique !
+ Programme des rencontres professionnelles


Date : 02/07/2020

Quels mesures et accompagnements pour faire face à la crise ?

Focus sur les lieux de musiques actuelles

Ce document s’appuie sur une partie des données collectées dans le cadre de l’enquête de rayonnement national lancée au printemps 2020 par l’UFISC, ses organisations membres (dont la FEDELIMA) et plusieurs organisations, réseaux et fédérations, associés et mobilisés pour faire face à l’impact de l’épidémie de COVID-19.

Ce document s’appuie sur une partie des données collectées dans le cadre de l’enquête de rayonnement national lancée au printemps 2020 par l’UFISC, ses organisations membres (dont la FEDELIMA) et plusieurs organisations, réseaux et fédérations, associés et mobilisés pour faire face à l’impact de l’épidémie de COVID-19.

Cette enquête flash, adressée largement à l’ensemble du champ culturel, avait pour objectif d’évaluer l’impact socio-économique de la crise sanitaire, tout en cherchant à affiner les réponses collectives qu’il convenait d’apporter aux acteur·trice·s locaux·ales par le biais de mesures et d’accompagnements collectifs et individuels personnalisés et adaptés.

Cette enquête a été lancée le 17 avril et clôturée le 6 mai 2020 (durant la période du confinement, qui s’est étalée du 17 mars au 11 mai 2020). 1 115 structures, en grande majorité des projets associatifs du champ du spectacle vivant y ont répondu, dont 148 lieux de musiques actuelles (83 membres de la FEDELIMA).

Parmi les lieux de musiques actuelles ayant répondu :

  • 75% des structures ont déclaré que la crise les avait conduites à une mise en sommeil momentanée du projet d’activité ;
  • 48% d’entre elles annoncent être en mesure de ne maintenir que 10% ou moins de leur activité entre le 1er mars et le 31 août ;
  • Les structures à risque ont devant elles en moyenne 4,1 mois de trésorerie ;
  • Si la situation reste en l’état, 57% des structures se retrouveront sans trésorerie dès le mois de septembre 2020.

L’analyse met également en avant l’impact désastreux de la crise sur l’emploi. Elle pose des perspectives réellement inquiétantes à moyen et long terme pour les lieux de musiques actuelles. Un certain nombre de besoins vitaux pour les acteurs y sont identifiés, notamment leur relation avec leurs partenaires publics, la nécessité de clarification de leur sort avant septembre 2020 et l’importance de leurs projets sur les territoires, pour les personnes. Cette enquête propose des pistes de travail urgentes pour que l’impact de cette crise ne sonne pas le glas des projets et lieux de musiques actuelles à moyen terme…


Date : 24/06/2020

Enquête : une structure culturelle sur deux en danger !

Communiqué de la Coopération Art et Culture contre le Covid-19

À Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires

Acteur·trice·s de la culture, nous sommes partout, dans les villes, les quartiers, les villages, les territoires...
Nous connaissons la situation, nous avons les solutions.

Aujourd’hui, une structure culturelle sur deux est en danger de mort.

On chiffre à 1,5 milliard d’euros la perte pour les 40 000 initiatives culturelles associatives employeuses.
Plus encore : 27 400 structures sont en situation de grande fragilité, 98 300 emplois de permanent·e·s risquent de disparaître, 681 500 contrats de travail artistiques et techniques sont d’ores et déjà annulés.

L’enquête de la Mobilisation Coopération Art et Culture contre le COVID-19 montre ces évidences, chiffrables : Enquête FLASH CULTURE vs COVID-19.

Elle fait le constat des insuffisances et de l’incohérence des mesures pour la culture, et du silence assourdissant d’un État et d’un ministère absents.

Le lien entre les personnes, nous le travaillons et le tissons chaque jour dans les territoires. Cette pandémie montre la vacuité de la compétition, de la concurrence, du profit ; ces valeurs de l’Avant. Nos associations du monde de la culture font humanité ; elles sont au coeur de l’Après. Coopératifs, multiformes, entourés de partenaires aussi en difficulté (catering, sécurité, ménage, billetterie, hôtellerie…), tels sont nos projets. Ils se développent avec les acteur·trice·s du social, de l’éducation, du sport, de la formation, du développement durable, de l’économie solidaire... Ils s’enrichissent de la participation de milliers de bénévoles.

En ne réagissant pas, vous enclenchez une réaction en chaîne qui va déstabiliser des équilibres déjà fragiles dans les territoires.

En ne réagissant pas, vous renforcez les phénomènes de concentration et d’iniquité territoriale.
Il est essentiel que les structures culturelles de l’Économie Sociale et Solidaire aient un avenir. En ne réagissant pas, vous piétinez ce plus d’humanité, de solidarité, auquel la situation nous enjoint.

Tout désengagement de l’État, des collectivités territoriales ou de leurs groupements, des sociétés civiles, porte un coup décisif au paysage ici décrit. Des mesures politiques et économiques doivent suivre, urgemment. Elles sont proposées dans cette enquête. Mettons-les en oeuvre dans un véritable plan de sauvetage des associations culturelles de l’économie sociale et solidaire, dans un cadre de co-construction active, rassemblant les acteur·trice·s culturel·le·s, l’État, les collectivités territoriales et leurs groupements.

Nous sommes las·ses de crier dans le désert.

Pour que le monde de la culture ne reste aussi maltraité, lisez et agissez.


Date : 12/06/2020

Lettre ouverte des salles de concert et des festivals du SMA et de la FEDELIMA à destination du gouvernement

Paris, le 12 juin 2020

Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de la Culture,

Nos deux organisations font le choix de s’adresser à vous ensemble pour porter à votre attention les problématiques soulevées par l’état d’urgence sanitaire dans les lieux de diffusion de musiques actuelles. Le SMA représente 450 adhérents sur l’ensemble de la filière musiques actuelles. La FEDELIMA fédère 140 lieux et projets musiques actuelles. Parmi nos adhérents, nous représentons notamment (au-delà des producteurs de spectacles, maisons de disques, festivals, centres de formations, radios, réseaux et fédérations) quelques 200 lieux de musiques actuelles, dont l’ensemble des SMAC – scènes de musiques actuelles – labellisées par l’Etat et catégorisées ERP de type L, dont les jauges oscillent de 50 jusqu’à 2000 places.

Si pour certaines esthétiques (chanson, jazz et musiques improvisées, jeune public, etc.), ces lieux accueillent parfois les publics en configuration assise, la majorité des spectacles se tient toutefois en configuration debout.

Ces lieux implantés sur l’ensemble du territoire proposent des concerts, mais intègrent également dans leurs projets un soutien à la création (résidences, production partagée, accompagnement artistique…) et aux pratiques en amateur (studios de répétition, accompagnement, ressource…). Ils travaillent aussi en lien avec les publics, dans les hôpitaux, les établissements scolaires, centres de rétention, etc. sur des projets d’action culturelle pour créer du lien entre les artistes et les populations. Certains de nos adhérents développent aussi une activité de restauration et de bar comme partie intégrante de leur projet. Leur modèle économique est pluriel et basé sur un équilibre entre subventions et recettes propres.

Comme vous le savez, ces structures que nous regroupons au sein de nos deux organisations ont été contraintes de mettre totalement à l’arrêt leur activité depuis le début du confinement le 17 mars dernier, et même quelques jours en amont avec l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes prononcée le 13 mars. Nous tenons à saluer l’engagement du Gouvernement envers ces structures qui ont pu bénéficier des dispositifs de droit commun que vous avez décidé de mettre en place : activité partielle, fonds de solidarité, prêt garanti par l’Etat et bientôt exonérations de cotisations sociales. Ce sont ces dispositions qui nous ont permis de traverser cette crise et vont nous permettre d’envisager la reprise d’une activité.

Avec le décret n°2020-663 du 31 mai 2020, nous avons désormais la possibilité d’accueillir à nouveau des usagers pour nos activités de création et d’action culturelle. Aussi la plupart de nos adhérents commencent à rouvrir leurs portes pour accueillir des artistes professionnels et amateurs en résidence ou en répétition, et ainsi renouer le lien avec eux et entre eux après cette période de confinement.

L’article 45 de ce décret permet aussi la reprise de la diffusion pour les lieux mais uniquement dans la mesure où « les personnes ont une place assise ». C’est pourquoi seule une minorité de nos adhérents, vu leur configuration « debout », ont repris ou envisagent de reprendre la diffusion ces prochains jours. Nous vous interpellons ici car nous avons à cœur de pouvoir reprendre notre activité de diffusion dès la prochaine saison, soit début septembre. En effet si votre Gouvernement estime à présent que les conditions sanitaires sont réunies dans les autres domaines de la société (transports, parcs de loisirs, hôtellerie et restauration, lieux de culte etc.), cette norme doit alors s’appliquer à nos établissements, par souci de cohérence. Aussi nous sollicitons votre accord de principe en vue d’une reprise de la diffusion en configuration « debout » à compter du 1er septembre en revenant à la norme usuelle, soit 3 personnes debout/mètre carré. Seule cette norme garantit la viabilité économique de nos structures. Elle garantit également et surtout le sens profond de nos projets qui vise à créer du lien et de l’échange entre les personnes. Nous sommes des professionnel.le.s responsables et prêts à échanger avec vos administrations pour adapter nos lieux dans des configurations qui permettront une réouverture sereine aux publics. Les personnes sur nos territoires ont besoin de retrouver ce lien social et artistique inhérent aux concerts. Bien entendu, en fonction des configurations des différentes salles de concert et de leur implantation géographique, chaque professionnel.le sera en mesure de rouvrir son lieu totalement ou partiellement après échanges avec ses autorités locales (maire, préfet, etc.). Afin d’accueillir à nouveau les spectateur.trice.s et les artistes dès le 1er septembre, nous avons besoin d’un minimum de visibilité quant à la reprise de notre activité. Ce temps nous est nécessaire pour prévoir nos programmations – comme il est nécessaire aux artistes pour reprendre le chemin de la scène, pour rouvrir les billetteries et communiquer auprès de nos publics… Aussi nous souhaiterions, au plus vite, un accord de principe de votre part sur une reprise totale de nos activités au 1er septembre. Toutefois si le virus devait revenir, il va de soi que nous reverrions à la baisse ces scenarii de reprise.

Nous vous interpellons ici aussi au sujet des festivals, puisque nous en dénombrons quelques 150 au sein de nos organisations. Comme vous le savez, le décret n°2020-663 du 31 mai, comme les précédents textes d’ailleurs, crée une zone de flou pour les événements dont les jauges sont inférieures à 5000 personnes. Ainsi nous n’avons toujours pas de consigne explicite quant à la possible tenue de ces événements d’ici au 31 août.

Les territoires dans lesquels nous sommes implantés habituellement regrettent les annulations de nos événements qui sont vecteurs de culture et de lien social, mais aussi de retombées économiques conséquentes pour le tissu local. Ces collectivités nous interpellent en vue d’organiser des formes réduites de nos événements cet été afin de maintenir un minimum d’activité. Nous aimerions donc obtenir une réponse claire de votre part à ce sujet afin d’en évaluer la faisabilité.

Comme évoqué précédemment, les textes prévoient une interdiction des rassemblements de plus de 5000 personnes jusqu’au 31 août prochain. Or, parmi nos adhérents, nous comptons 45 festivals qui doivent se dérouler entre le 1er septembre et le 31 décembre, comme les Rencontres Trans Musicales de Rennes par exemple. Aussi, nous vous demandons dès ces prochains jours un accord de principe pour leur maintien. En effet, en septembre, il sera trop tard pour décider de leur maintien ou de leur annulation : les coûts de production alors engagés risqueraient de compromettre la pérennité des entreprises qui portent ces projets.

Voilà les questions auxquelles nous attendons des réponses de votre part de manière imminente afin de pouvoir reprendre nos activités dans les meilleures conditions possibles. Nous nous tenons bien entendu à votre disposition pour tout échange avec vous en vue de cette reprise.

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Ministre de la Culture, veuillez recevoir l’expression de notre haute considération.

Yves Bommenel, Président du SMA
Ludovic Renaux, Président de la FEDELIMA