Actus

Date : 12/07/2021

Impacts socio-économiques de la crise sanitaire sur les structures culturelles et artistiques en 2020

Publication de la synthèse par la Mobilisation et Coopération Arts et Culture (MCAC)

Depuis plus d’un an, l’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles), ses 18 organisations membres, Opale/CRDLA Culture et plusieurs organisations, réseaux, fédérations de dimensions régionales et nationales s’associent et se mobilisent auprès des structures artistiques et culturelles et de l’ensemble de nos concitoyen·ne·s pour faire face à l’impact de l’épidémie de COVID-19. Ensemble, ils ont constitué un collectif solidaire, la Mobilisation et Coopération Arts et Culture (MCAC).

En avril 2020, les membres de cette MCAC lançaient une première grande enquête nationale ayant pour objectif d’évaluer l’impact de la crise sanitaire sur les acteur·rice·s artistiques et culturel·le·s et d’identifier les mesures et accompagnements pour y faire face. Les résultats de ce travail ont permis de faire remonter de manière fine aux pouvoirs publics les problématiques rencontrées par les acteur·rice·s, d’élaborer des propositions concrètes en termes de politiques publiques et d’affiner les réponses collectives apportées aux acteur·rice·s par le biais de mesures et d’accompagnements collectifs et individuels personnalisés et adaptés.

Dans la continuité de ce premier travail, les membres de la MCAC ont décidé de lancer en janvier 2021 une seconde enquête nationale devant permettre de mesurer les effets de la crise sanitaire de la COVID-19 auprès de structures culturelles de toutes natures (membres ou non de l’UFISC et des fédérations de la MCAC) en centrant les questionnements sur les aspects socio-économiques et financiers. Il s’agissait pour eux·elles d’approfondir, à l’aune de cette première enquête et d’une année de crise, leur connaissance commune des difficultés et des problématiques rencontrées par les structures culturelles.


Date : 09/06/2021

Les concerts assis, ça ne tient pas debout !

La filière des musiques actuelles se mobilise et lance une campagne pour la reprise des concerts en configuration debout

Depuis le 13 mars 2020 et en raison de la pandémie mondiale de Covid-19, les concerts sont interdits. Toutefois, entre les deux périodes de confinement, de juin à octobre 2020, les artistes ont eu une brève opportunité de jouer à nouveau devant leurs publics, mais cela uniquement en configuration assise et dans un contexte très contraint, tels que le prévoyaient alors les textes en vigueur.
Depuis le 19 mai 2021, les concerts sont à nouveau autorisés, toujours uniquement en configuration assise et en jauge restreinte à 35%.
A compter de ce 9 juin, ils pourront désormais se dérouler avec une jauge de 65%, mais là encore avec cette contrainte de la configuration assise.
En outre, début mai, la ministre de la Culture et le Gouvernement ont annoncé que les concerts en configuration debout allaient pouvoir reprendre à compter du mois de juillet prochain, dans la limite d’une jauge de 4 m² par spectateur·trice.

Ces annonces laissent alors entendre aux publics que les configurations debout sont de nouveau possibles dès cet été, alors que, dans le même temps, les professionnel·le·s sont plongé·e·s dans une situation extrêmement inconfortable. En effet, à ce jour, aucun protocole ne leur a été présenté pour préciser les conditions d’accueil du public debout.
De surcroît, cette nouvelle jauge de 4 m² par personne reviendrait à réduire la jauge habituelle par 12. Ainsi, de manière surprenante et sans justification sanitaire, les configurations assises pourraient donc, dès le 1er juillet, compter davantage de spectateur·trice·s que les configurations debout.

Les professionnel·le·s des musiques actuelles se mobilisent aujourd’hui pour demander un retour des configurations debout dès le 1er juillet, assorti d’un protocole juste, clair et applicable.
Ils·elles tiennent à souligner et à reconnaitre les nombreux dispositifs transversaux dont le secteur des musiques actuelles a pu bénéficier (fonds de solidarité, exonérations de cotisations sociales, activité partielle, etc.) ; ainsi que les dispositifs spécifiques mis en œuvre par le CNM (fonds de secours et de sauvegarde, fonds festival, compensation des pertes de billetterie, etc.).
Ces différents mécanismes ont permis de préserver les entreprises du secteur des musiques actuelles. Toutefois, à l’heure de la reprise de l’ensemble des activités dans la société, il est inexplicable que seules les configurations debout ne puissent reprendre elles aussi. En effet, la configuration debout, même si elle n’est pas exclusive, fait partie intégrante de l’expérience esthétique et sociale des musiques actuelles. Elle est un symbole de liberté et d’égalité, la possibilité d’une interaction constitutive du spectacle lui-même.

L’ensemble de la filière des musiques actuelles [lieux de musiques actuelles, festivals, producteur·trice·s de spectacles, labels, radios, centres de formation, réseaux et fédérations] lance ainsi aujourd’hui l’appel « Les concerts assis, ça ne tient pas debout ! ».
Cet appel se déclinera ces prochaines semaines sous forme d’une campagne que vous découvrirez sur les réseaux sociaux.


Date : 02/06/2021

Rendez-vous à RAFFUT !
Les rencontres de la FEDELIMA

Les 6/7/8 juillet au 6MIC à Aix-en-Provence

Le prochain RAFFUT ! se déroulera au 6MIC à Aix-en-Provence, du mardi 6 juillet (à partir de 11h00 avec accueil déjeuner) au jeudi 8 juillet 2021 (14h00) !

Ces rencontres ouvertes à toutes et à tous seront l’occasion de nous retrouver après de longs mois de séparation et une édition 2020 malheureusement annulée. RAFFUT ! vous permettra également de découvrir un des derniers équipements dédiés aux musiques actuelles sorti de terre et surtout de rencontrer les personnes qui l’animent !

Nous remercions très chaleureusement l’équipe du 6MIC qui a généreusement proposé d’accueillir cette 5ème édition de RAFFUT ! dans des conditions qui seront optimales !

Comme promis, nous vous transmettons ci-dessous les premières thématiques qui seront questionnées lors des rencontres, les informations pratiques, ainsi que le lien vous permettant de vous y inscrire.

Nous avons hâte de vous retrouver et de partager à nouveau ce temps central de la vie fédérale.


Date : 10/05/2021

Participez aux rencontres nationales Égalité+ : les musiques actuelles et électroniques, espaces de diversité ?

16/17 juin 2021 au Cabaret Aléatoire à Marseille

Une des singularités des projets des musiques actuelles est de faire écho aux problématiques de la société, d’être en résonance avec ses évolutions qu’elles soient technologiques, économiques, artistiques... Des enjeux de développement durable à ceux de l’expression des droits culturels, de l’égalité entre les genres aux luttes pour les droits fondamentaux, nombre de structures, d’équipes, d’artistes, de groupes, de collectifs de musiques actuelles se questionnent sur leurs interactions avec ces problématiques et cherchent à en être les témoins impliqués. En revanche, ces mêmes acteurs peinent à appréhender les problématiques de discriminations qu’ils pourraient eux-mêmes reproduire ou catalyser.

La question du sexisme et des inégalités de genre fait désormais son chemin comme première étape collective de prise en compte d’une partie des facteurs de discriminations dans les musiques actuelles. Mais qu’en est-il du racisme ? Des exclusions sociales ? Des discriminations en direction des personnes transgenres ?
Pour approcher ces problématiques, tenter d’y réfléchir collectivement, partager des pistes de réflexions et des initiatives, le Cabaret Aléatoire et la FEDELIMA (Fédération des lieux de musiques actuelles) proposent un premier temps de rencontres nationales. Ce moment d’échanges aura lieu les 16 et 17 juin 2021 à Marseille au Cabaret Aléatoire – la Friche Belle de Mai. Il sera l’occasion de confronter ces questionnements au prisme des cultures et des musiques électroniques.

Ces rencontres sont le fruit d’une réflexion collective partagée au sein d’un comité de pilotage réunissant She Said So, Act Right, L’Union des Cultures Festives LGBTQ+, Marsatac, le PAM, Technopol, le SMA (Syndicat des musiques actuelles), le Cabaret Aléatoire et la FEDELIMA. Elles s’articulent entre un temps de plénière en ouverture des deux journées de rencontres, suivies de quatre tables rondes thématiques qui questionnent les enjeux, les moyens et les initiatives dont l’objet est de lutter contre les formes de discriminations et les moyens d’émancipation via toute la diversité des parties prenantes des musiques actuelles (labels, artistes, diffuseurs, médias, festivals, tourneurs...) et plus spécifiquement dans les cultures électroniques.
La deuxième matinée sera consacrée à des temps de production collective et de mise en commun en termes de perspectives, de thématiques à partager, à approfondir, de pistes d’actions collectives…


Date : 21/04/2021

Décarbonons la culture !

Participez à notre formation sur les enjeux climatiques

La FEDELIMA et le SMA – Syndicat des Musiques Actuelles proposent à leurs adhérents une formation aux enjeux écologiques, en particulier sur l’énergie et le climat. Ce temps nous paraît aujourd’hui nécessaire pour réfléchir et progresser dans l’élaboration d’une stratégie globale, pour des activités libérées de la contrainte carbone dans une période où la question des bouleversements climatiques devient majeure avec des arbitrages qui seront de plus en plus cruciaux.

Cette formation est donc une opportunité pour requestionner certains modèles du secteur culturel, pour ouvrir ces débats au sein des structures et entre elles, puis se demander comment lancer des phases de transformation de notre secteur de façon plus importante et plus systémique.

La première phase de ce chantier consiste à créer une base commune de connaissances pour bien comprendre le défi et donner envie d’agir dans le même sens. Une première étape sera menée avec The Shift Project, association loi 1901 reconnue d’intérêt général dont la mission consiste à éclairer et influencer le débat sur la transition énergétique. Notre travail avec The Shift Project concernera spécifiquement la décarbonation (c’est-à-dire la réduction des émissions de gaz à effet de serre) de notre secteur, cependant les enjeux relatifs à la protection de la biodiversité (gestion des déchets, réduction du plastique...) seront traités avec d’autres organismes, dans un autre temps.

Nous vous proposons donc cette formation en plusieurs sessions, animées par Samuel Valensi, contributeur pour le secteur culturel dans le cadre du « Plan de transformation de l’économie Française » à l’initiative de The Shift Project.


1. Lundi 10 mai (10h30/12h00) : Conférence « Décarboner la culture » (conférence publique)
En amont de cette formation, nous vous proposons une conférence publique qui sera l’occasion d’échanger avec Samuel Valensi, contributeur pour la décarbonation et la résilience du secteur culturel au sein de The Shift Project. Ce temps sera divisé en deux parties égales de 45 minutes, avec une première partie qui consistera en une présentation des travaux menés au sein du The Shift Project sur le secteur culturel et une seconde partie qui sera dédiée à un échange avec les participants sous forme de questions/réponses.

Pour suivre cette conférence, rendez-vous sur :
la page Facebook de la FEDELIMA / la page Facebook du SMA.


2. Jeudi 20 mai (9h30-12h30) - Formation : comprendre les enjeux énergie-climat et l’impact du secteur culturel (à destination des adhérents FEDELIMA et SMA)

Parce qu’il est difficile de régler un problème qui n’a pas été posé, la séance du 20 mai aura pour objectif de présenter les impacts des activités humaines sur le climat et en particulier ceux des activités culturelles.
Seront donc présentés :

  • le cycle de vie du carbone et l’impact des activités humaines sur ce dernier ;
  • l’évolution des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que les différents scénarios possibles d’évolution du climat d’ici à 2100 selon le Groupement International d’Expert pour le Climat (GIEC) ;
  • les risques de contractions sur la production mondiale de pétrole ;
  • ce qu’implique concrètement une réduction des émissions compatible avec les accords de nos activités ;
  • les différents postes d’émissions du secteur culturel ;
  • les risques identifiés en cas d’absence de changements structurels dans son organisation.

Il s’agira donc d’une séance pleine de bonnes nouvelles !


3. Jeudi 27 mai (9h30-12h30) - Formation : musiques actuelles et spectacle vivant : quelle trajectoire pour la résilience de nos activités ? (à destination des adhérents FEDELIMA et SMA)

La séance du 27 mai se tournera directement vers les structures des musiques actuelles et du spectacle vivant pour interroger leurs activités et leurs impacts. Trois types de structures seront particulièrement évoqués :

  • les salles ;
  • les festivals ;
  • les producteurs/tourneurs.
    L’objectif sera de donner aux professionnel·le·s présent·e·s la capacité d’estimer leurs principaux postes d’émissions et les mesures à prendre pour les réduire jusqu’à atteindre la neutralité carbone en 2050.

Cette séance posera par ailleurs de nombreuses questions aux structures culturelles présentes :

  • doit-on imaginer une limite au nombre de créations accompagnées ou soutenues ?
  • les modalités de diffusion des œuvres doivent-elles être réinventées ?
  • la liberté artistique doit-elle être remise en question au regard des impacts de la création comme de la diffusion des œuvres ?
  • quelle place accorder aux publics dans la mise en place du changement ?
  • peut-on imaginer de tels changements sans soutien public ?

Si la formation n’a pas vocation à répondre à ces questions à la place des professionnel·les présent·e·s, elle leur donnera la capacité de réaliser des arbitrages sur ces dernières en connaissance des ordres de grandeur de leurs impacts.


4. Jeudi 3 juin (9h30-12h30) - Formation : le risque du greenwashing ou comment éviter les fausses solutions ? (à destination des adhérents FEDELIMA et SMA)
Après avoir présenté l’impact du secteur culturel, des musiques actuelles et du spectacle vivant ainsi que les mesures permettant de réduire les émissions du secteur et d’assurer sa pérennité, la séance du 3 juin aura pour but de questionner des solutions techniques dites de “compensation” ou de “numérisation”.

L’enjeu sera donc :

  • de questionner l’intérêt de compenser ses émissions ;
  • de comprendre le mécanisme de l’ “effet rebond” au travers de l’impact de certaines solutions techniques souvent évoquées par les acteurs des musiques actuelles et du spectacle vivant (facture d’électricité verte, recours aux “bio-carburants”, report du véhicule thermique vers le véhicule électrique, etc.) ;
  • de présenter brièvement les enjeux de sobriété numérique et les risques liés au déploiement de certaines technologies dans le secteur des musiques actuelles et du spectacle vivant.

Cette séance, à travers les cas pratiques du numérique ou de la compensation, montrera qu’il n’existe pas de solutions simples à un problème systémique et que toute solution technique doit faire l’objet d’un questionnement sur la réalité de ses impacts.

(Si vous souhaitez participer à cette formation, merci de contacter Benjamin Fraigneau ou Maxime Molé)